Une abeille "noire locale" qui n'en est plus une
Pour bien comprendre le problème actuel de l'abeille mellifère endémique
Difficulté de conserver l'Abeille Noire et de s'en procurer
Sauvegarder un patrimoine naturel régional menacé
Le réseau ANHdF s'appuie sur les 2 techniques de fécondation afin de préserver la sous-espèce et l'écotype régional :
1. en favorisant la maîtrise par quelques membres de la technique de l'insémination.
2. en créant des stations de fécondation régionales sécurisées, permettant aux membres du réseau de venir déposer des ruchettes avec des reines vierges dans des espaces suffisamment maîtrisés pour garantir un maximum de fécondations de qualité (les mâles proviennent de colonies disposées sur les abords des stations avec des reines pures noire de qualité "Chimay-Valenciennes" renouvelées chaque année afin d'assurer localement un brassage des gènes).
Vouloir posséder de l'Abeille Noire indigène et non sélectionnée dans son rucher est un choix individuel. Il nécessite d'accepter de posséder des colonies moins productrices de miel, n'exploitant pas toutes les miellées, se multipliant moins facilement, qu'il faut accompagner dans leur développement. Moins gourmandes, plus autonomes, vivant depuis des millénaires avec les autres abeilles sauvages, ces colonies ont les capacités de subvenir seules à leurs besoins, sans intervention répétée de leur apiculteur. Ces caractéristiques font de l'Abeille Noire indigène une abeille parfaitement adaptée aux besoins des apiculteurs amateurs désireux de posséder une ou plusieurs ruches sans trop avoir à s'en occuper (les connaissances de base du suivi sanitaire d'une colonie sont toutefois indispensables)